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Nos styles de personnalités à l'épreuve du confinement

Nos styles de personnalités à l'épreuve du confinement

« Tout le malheur des hommes vient de ne pas savoir se tenir en repos dans une chambre », cette pensée de Pascal, résonne puissamment en période de confinement… La couverture médiatique sur le coronavirus anxiogène, l’incertitude face à l’avenir, la perte de repères, la précarité financière, les espaces restreints mettent les humains à l’épreuve de leur solidité psychique. Voila qu’un minuscule être vivant révèle les immenses fractures et fragilités de nos sociétés. Révélatrice de notre personnalité, de tensions internes, familiales ou sociales, l’épidémie Covid 19 au coeur des émotions annonce une possible épidémie de troubles psycho-sociaux, dépression, stress et violences.

Cette première semaine fût pour beaucoup une fuite de la réalité, remplie de petits riens, d’échanges frénétiques sur les réseaux, de visio conférences, de vidéos à gogo, de jeux en ligne épuisant la bande passante. Elle fût rarement l’occasion de nous poser, de nous questionner et décider de la manière de nourrir notre cerveau… Tous les excès mènent au pire, en substance, subir nos pensées et nos décisions inconscientes. Notre cerveau a besoin de se nourrir du meilleur, pour nous permettre de produire les meilleures idées et les meilleures décisions. La période de confinement nous invite à une grande vigilance et une hygiène physique et mentale : choisir nos pensées, naviguer souplement dans les différents pôles de la boussole des couleurs peut permettre de conserver un nécessaire équilibre.

                                                                                                                               

 

Au nord de la boussole des couleurs, la perception hostile nous invite à prendre, au sérieux les consignes de confinement désormais renforcées. L’Italie, avec 11 jours d’avance, nous renseigne sur ce qui se passera en France dans les prochains jours. Privilégiant les faits aux émotions, pourquoi donc rester scotché des heures durant aux prévisibles mauvaises nouvelles quotidiennes ? Le conseil est donc de choisir de préférence la presse hebdomadaire et les articles de fonds, de manière à prendre du recul, comprendre les tendances et les signaux faibles. Pour ma part, du nord de la boussole, je note que les chinois, qui aujourd’hui ne déplorent plus de nouveaux décès, craignent l’importation de nouveaux cas. Le monde n’est pas synchronisé face au virus, (l'Afrique encore peu touchée) celui qui pourrait revenir comme un boomerang : Certains épidémiologistes évoquent qu’il faudrait un cantonnement mondial de… 18 mois !

Au nord toujours, l’observation d’un autre monde en danger. Celui de l’économie, de la récession mondiale annoncée au Q1 (-0,3%) et Q2 (-0,6%) malgré les annonces de 750Mds€ de rachats de dette publique et privée. Au nord, oui mais pas à l’excès ! Nous ne sommes pas en guerre clame Sophie Mainguy, médécin urgentiste et n'avons pas à l'être...  Faut-il, pour nous rendre efficace, activer les ressorts de la défense ou de la domination ?

La peur, le stress, l’affolement que ces discours portent sont bien plus transmissibles d’un humain à un autre qu’un virus… Habituellement, la peur est là pour nous protéger, mais lorsque que notre cerveau y est trop exposé, le cortisol mène à des comportements individualistes, violents, aiguisant l’affolement et la mise en concurrence des individus en eux. Vols de masque, bagarres et queues devant les supermarchés ; le Pr Deray, avertit « Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez »  Cette navigation au nord de la boussole, ne doit pas nous mobiliser par les armes mais par l'Intelligence du vivant qui nous contraint à la pause.

Cap à l’ouest, donc, vers le monde de la réflexion. Car cette crise nous offre un moment inédit de pause, une respiration dans un monde qui s’est emballé. Il suffit de regarder les images de la Nasa pour comprendre à quel point ce brusque changement de nos activités est bénéfique à notre petite planète ! Et si le Covid19, nous offrait une quête de sens ? La médecine nous donné l’illusion de l’immortalité,  de la toute puissance, au point d’oublier que ce qui commence, finit un jour, y compris pour les humains… Intégrer la mort comme un cycle de la vie, un cycle de la nature, comme le font la plupart des peuples racines, nous amènerait peut-être plus de sagesse et moins de peur. Le Covid fera toujours moins de morts que le tabac (73000 morts/an en France), l’hypertension (34000 morts dont 90% de type 2 liéé au surpoids), la misère et les guerres…

Le Covid 19 touche l’espèce la plus invasive et dévastatrice de la planète, la seule espèce ayant réussi à détruire son propre écosystème. Pourquoi ? Oui, nous avons l’occasion de réaliser que l’humain n’est pas la seule force de cette planète et qu’il doit parfois faire de la place aux autres. Car même les lapins ne se reproduisent pas comme des humains… Cette quête pourrait nous conduire à respecter notre planète devenue trop petite, et adopter une lean attitude s’appuyant sur l’interrelation, la solidarité et l’engagement de chacun. Au toujours plus et plus vite, faire place au moins. Mais le dogme économique de la croissance est ancré dans le fonctionnement de nos neurones dopaminergiques et presque impossible à enrayer…  Plutôt que de satisfaire des plaisirs immédiats, jouer , manger, dévorer de la bande passante, il s’agirait donc pour chacun de développer le champ de ses ressources mentales pour ne pas confiner à la sottise.

Face à ce grand vide de sens, il est possible de naviguer cap au sud est de notre boussole, pour un brin d’humour et d’auto dérision. Des perceptions plus optimistes, jaunes et joyeuses telles des rayons de soleil, pourraient agir comme un véritable antidote face à cette épidémie de peurs. Lhyper activité des extravertis, les centaines de vidéos humoristiques et le nombre de messages envoyés à nos amis numériques ne doit pas nous détourner de l’essentiel : vivre l’instant et profiter de ce qu’il nous offre, retrouver les temps de partage familiaux, découvrir le visage de nos voisins de balcons, accorder plus d’importance aux regards des quelques humains que l’on croise encore devant la boulangerie… Nous pourrions aussi nous émerveiller devant ces mouvements de solidarité à 20 heures aux balcons. En mal de contact rapprochés, privés du toucher, des embrassades, des poignées de main, inventer de nouveaux rituels et de nouvelles complicités.

Cette attitude positive choisie, sans exclure aucune couleur, pourrait nous amener à être dans l’instant et mieux nous interconnecter à ceux qui nous entourent. Le temps de mieux aimer et de dire à ceux qui nous entourent à quel point on les aime. "C’est en commençant par devenir soi-même que l’on peut ensuite s’occuper des affaires du monde" écrivait Montaigne, Nous pouvons chacun, faire de cette crise  l’accélérateur du pire ou du meilleur…*

Hervé Bardel membre de notre réseau de consultants 4Colors nous a represent les différences de caractères en cette periode de confinment ! ;)